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A la recherche d’un monde sans argent

Submitted by admin on December 1, 2009 – 3:59 pmNo Comment

Gagner ou perdre de l’argent, posséder ou avoir besoin d’argent, retirer ou voler de l’argent, dépenser ou économiser de l’argent. Combien de fois par jour pensons-nous à ce mot ? Depuis que s’est déclaré l’épidémie mondiale de la crise économique, on est encore plus obsédé par lui : alors qu’il s’agit juste d’un vulgaire bout de papier ou d’un métal…

A la recherche d’un monde sans argent

Tu t’imagines un monde sans argent comme en rêvait Jean-Jacques Rousseau avec son mythe du bon sauvage ? Ne pense pas que cela puisse éradiquer l’avarice, ce péché capital qui pousse certaines personnes à un désir excessif et désordonné de posséder et acquérir des richesses et des biens…La punition de l’avarice, pour les pénitents de La Divine Comédie de Dante Alighieri était de s’agenouiller sur une pierre et de réciter des exemples d’avarice et leurs vertus respectives. La richesse n’est pas toujours synonyme de succès.

L’avarice c’est posséder, mais on dirait que si tu souffres de ce péché, c’est lui qui te possède. Le célèbre Harpagon de la pièce de théâtre L’Avare de Molière, qui vit pauvre pour mourir riche, amasse encore et encore son argent sans aucun motif, sauf pour satisfaire sa folie bien sûr. L’avarice est un péché condamné par l’Église Catholique parce qu’il réveille souvent d’autres vices comme la gourmandise, l’envie, la colère ou l’orgueil.

L’avarice est une pauvreté intérieure parce qu’à force de désirer autant, on n’est jamais content de ce qu’on a, et on perd la valeur des objets, des sentiments et des connaissances. En effet : être avare n’est pas seulement une question d’argent mais concerne tout ce que l’on veut acquérir ou garder sans usage postérieur : on peut être avare intellectuellement ou émotionnellement. Accumuler au lieu de donner et recevoir, c’est ne pas avoir de sens commun, manquer de sociabilité, selon le philosophe espagnol Fernando Savater.

Notre société encourage de plus en plus l’avarice à s’installer avec les casinos, les jeux sur Internet, les loteries et la crise ! En ouvrant le journal on peut lire « caisse, bourse, achat, perte, marché, pouvoir… », en allumant la télé on entend «Qui veut gagner des millions ? », en parlant des derniers succès au cinéma « Slumdog Millionaire » ou même dans notre enfance, il y avait l’Oncle Picsou…Des histoires qui nous font réfléchir au matérialisme et ses dangers.

Le film américain « Avarice » (1923) d’Erich Von Stroheim montrent les instincts les plus médiocres que l’on peut expérimenter et comment ils poussent à la perte totale si on en abuse. A la fin du film, une personne est attachée à un âne, sans eau, forcée à se perdre dans le désert, jusqu’à la mort sûre. Une image qui résume très bien les limites de nos péchés capitaux.

Nombreux sont ceux qui veulent de l’argent pour s’acheter un logement ou partir en voyage. Pas non plus besoin d’être millionnaire pour partir quelques jours dans des terres inconnues. Si tu loues des appartements à Berlin, tu dépenseras ce qu’il faut pour profiter d’un séjour économique et confortable.

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